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Harimino Rakoto, éduquer pour transformer

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Dans le cadre de « Mars – Mois du leadership féminin & de la francophonie », l’AUF Afrique Australe et Océan Indien met en lumière chaque semaine un parcours qui dirige, innove et transmet. Aujourd’hui, rencontre avec Harimino Rakoto, Directeur Général de l’Inscae à Madagascar, qui vient de faire son entrée au Conseil d’administration de l’AUF.

À la tête de l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises (Inscae), l’une des grandes écoles de gestion de Madagascar, Harimino Rakoto porte une vision exigeante : ne pas seulement former, mais éduquer. Nouvellement élue au Conseil d’administration de l’AUF, elle incarne un leadership de la co-construction, où la réussite des jeunes est une joie, et chaque échec, un appel à mieux faire.Elle a grandi dans des écoles confessionnelles, fait ses armes dans un lycée public, puis posé ses valises à l’Inscae pour n’en jamais vraiment repartir. Harimino Rakoto est de celles qui s’enracinent pour mieux rayonner. À l’Inscae, elle a gravi tous les échelons : étudiante, enseignante, responsable de laboratoire, directrice administrative, et aujourd’hui Directeur Général.

Un parcours linéaire en apparence, mais dense en rencontres décisives. « Tous mes professeur.e.s de comptabilité et de finances à l’Inscae m’ont inspirée pour aller de l’avant dans le monde de l’enseignement », confie-t-elle. Ses directeurs de thèse, dans le cadre d’une codirection entre l’ Inscae et l’IAE de l’Université de Poitiers, mettront « la touche finale » pour la concentrer définitivement dans l’enseignement et la recherche.

Aujourd’hui, elle ajoute une ligne majeure à son parcours : son élection au Conseil d’administration de l’Agence Universitaire de la Francophonie, où elle représente la région Afrique australe et océan Indien. Un engagement qu’elle décrit comme « noble et plein de responsabilités ».

« Tout ce qu’on fait doit être utile à la société »

Cette phrase, qu’elle signe de son nom – Dixit Harimino – est plus qu’une citation. C’est le fil rouge de son action. Pour elle, une réalisation qui ne sert pas la communauté n’est qu’une « superficialité pour un bonheur éphémère ».
Cette exigence d’utilité sociale traverse chacun de ses mandats. À l’Inscae, elle a œuvré pour que l’école forme des jeunes « employables et éco-socio-responsables », capables d’autonomisation par l’entrepreneuriat. Elle veille à ce que les recherches publiées aient « une forte retombée pratique » et que l’offre de formation reste utile aux professionnels.
Son principe de gouvernance ? La co-construction. Qu’il s’agisse d’innovation, de stratégie ou de recherche, elle associe sa communauté. Avec une méthode : l’écoute active. Une manière, pour elle, de concilier performance académique et dimension humaine.

Diriger comme une mère

Être femme à la tête d’une grande école de gestion, pour Harimino Rakoto, cela change concrètement le regard. « Cela revient à se mettre à la place d’une mère pour former et éduquer les jeunes étudiant.e.s. » Les réussites procurent de la joie. Les échecs font mal. Et ils poussent à chercher des solutions « pour que personne ne soit laissé pour compte ».
Cette approche maternante du leadership l’amène à observer finement l’évolution des profils des jeunes, année après année, tout en scrutant les besoins du monde professionnel pour adapter l’éducation et la formation. Un défi permanent qu’elle résume en deux mots : gestion intergénérationnelle.
Interrogée sur les résistances liées au genre, elle reconnaît sa chance : « Généralement, l’équilibre du genre n’est pas un problème dans les domaines de la gestion et des finances. » Son combat à elle est ailleurs : encourager plus de femmes à embrasser la carrière d’enseignante dans le supérieur. « Comme les hommes, il y a lieu de passer par des épreuves d’évaluation et des défis liés à l’éducation des jeunes.»

3 Questions posées à ……

Dr Harimino RAKOTO

Pour vous, être leader aujourd’hui, c’est…

Être leader aujourd’hui, c’est amener la communauté à co-construire un monde meilleur.

Si vous deviez résumer votre vision du leadership et de l’éducation en une phrase, quelle serait-elle ?

Éducation pour le bien des habitants de la Terre.

En trois mots, vous êtes… ?

Source d’épanouissement collectif.

La francophonie comme langage universel

Son élection au Conseil d’administration de l’AUF, lors de la dernière Semaine Mondiale de la Francophonie Scientifique de 2025, n’est pas un aboutissement. C’est un nouveau départ. Une reconnaissance par ses pairs, mais surtout une tribune pour porter une conviction : « L’éducation est un langage universel. »
Francophone et Malagasy, elle assume un double engagement : envers le système éducatif de la francophonie, mais aussi « vis-à-vis des communautés non francophones ». Car pour elle, la coopération internationale et la multiculturalité sont « un gage d’enrichissement mutuel et d’excellence. C’est également un moyen d’évoluer ensemble. »

Préparer la relève, semer l’épanouissement collectif

De quoi est-elle la plus fière ? La réponse est immédiate : « la préparation des jeunes enseignant.e.s à prendre la relève ». Transmettre pour que d’autres transmettent à leur tour. Former ceux qui formeront. C’est là, sans doute, la marque des grandes bâtisseuses.
L’impact qu’elle souhaite laisser dépasse les chiffres et les diplômes. Elle veut que l’enseignement supérieur soit « un moyen de prise de conscience collective sur la nécessité d’évoluer et de bien vivre ensemble ».
Aux jeunes filles malgaches et francophones qui liront ce portrait, elle adresse un message simple, d’une clarté absolue : « Être femme est un atout ayant la même valeur qu’être homme. »

À la tête de l’Inscae, désormais au cœur des instances de l’AUF, elle incarne cette conviction que l’éducation, quand elle est pensée comme un bien commun, peut transformer les sociétés. Non pas en surface, mais en profondeur. Pour que chaque jeune, chaque enseignant, chaque citoyen trouve sa place dans cette grande co-construction. Et que personne ne soit laissé au bord du chemin.

Tout ce qu’on fait doit être utile à la société et à la communauté sinon nos réalisations ne sont que des superficialités pour un bonheur éphémère.

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