La francophonie comme langage universel
Son élection au Conseil d’administration de l’AUF, lors de la dernière Semaine Mondiale de la Francophonie Scientifique de 2025, n’est pas un aboutissement. C’est un nouveau départ. Une reconnaissance par ses pairs, mais surtout une tribune pour porter une conviction : « L’éducation est un langage universel. »
Francophone et Malagasy, elle assume un double engagement : envers le système éducatif de la francophonie, mais aussi « vis-à-vis des communautés non francophones ». Car pour elle, la coopération internationale et la multiculturalité sont « un gage d’enrichissement mutuel et d’excellence. C’est également un moyen d’évoluer ensemble. »
Préparer la relève, semer l’épanouissement collectif
De quoi est-elle la plus fière ? La réponse est immédiate : « la préparation des jeunes enseignant.e.s à prendre la relève ». Transmettre pour que d’autres transmettent à leur tour. Former ceux qui formeront. C’est là, sans doute, la marque des grandes bâtisseuses.
L’impact qu’elle souhaite laisser dépasse les chiffres et les diplômes. Elle veut que l’enseignement supérieur soit « un moyen de prise de conscience collective sur la nécessité d’évoluer et de bien vivre ensemble ».
Aux jeunes filles malgaches et francophones qui liront ce portrait, elle adresse un message simple, d’une clarté absolue : « Être femme est un atout ayant la même valeur qu’être homme. »
À la tête de l’Inscae, désormais au cœur des instances de l’AUF, elle incarne cette conviction que l’éducation, quand elle est pensée comme un bien commun, peut transformer les sociétés. Non pas en surface, mais en profondeur. Pour que chaque jeune, chaque enseignant, chaque citoyen trouve sa place dans cette grande co-construction. Et que personne ne soit laissé au bord du chemin.