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Samaria Tovela : « L’éducation est une voie de libération, de transformation et de vie » 

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Dans le cadre de « Mars – Mois du leadership féminin & de la francophonie », la rédaction met en lumière chaque semaine un parcours inspirant. Elles dirigent, innovent et transmettent. Aujourd’hui, rencontre avec le Dr Samaria Tovela, ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique. 

Docteure en linguistique appliquée, rectrice devenue ministre, Samaria dos Anjos Filemon Tovela incarne une certaine idée du service public : exigeante, accessible et résolument tournée vers l’avenir. Depuis janvier 2026, elle pilote tous les sous-systèmes éducatifs du Mozambique — du primaire à l’université, en passant par la formation professionnelle et la culture. Rencontre avec une femme de conviction qui place l’équité, la science et la persévérance au cœur de son action. 

Le déclic : former, transmettre, transformer 

Avant d’être ministre, il y a eu la salle de classe, les programmes, la recherche. Et très tôt, une certitude : l’éducation est levier de développement. “Lorsque j’étais rectrice d’un institut supérieur, ma mission était claire : améliorer la qualité de la formation des étudiants et renforcer les capacités des enseignants“, raconte-t-elle. Ce passage par la tête d’un établissement d’enseignement supérieur reste pour elle un “moment décisif” — celui où l’on comprend que la qualité des ressources pédagogiques, des enseignants et des équipements conditionne tout le reste. Aujourd’hui, à la tête du ministère, elle prolonge cette conviction à l’échelle nationale. 

3 Questions posées à ……

Dr Samaria Tovela, ministre de l’Éducation et de la Culture du Mozambique

Quel impact souhaitez-vous laisser ?

L’impact se manifeste à travers les résultats visibles de notre travail dans la croissance intellectuelle et surtout dans le développement des compétences — connaissances, aptitudes, valeurs et attitudes — des jeunes générations.

Nous croyons ainsi à la construction de sociétés plus justes et plus inclusives.

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux jeunes filles ou étudiantes qui vous lisent ?

Qu’elles considèrent l’éducation comme une voie de libération, de transformation et de vie.

En trois mots, vous êtes…

adaptabilité, créativité et technologies.

Une gouvernance participative et sans distance 

Son style de leadership tient en une formule : “gestion participative, orientée vers les résultats“. Pas de tours d’ivoire : “Je tiens à être accessible, sans distance avec les techniciens. Nous sommes au service du pays.” Une philosophie qui se traduit par des priorités stratégiques fortes : alphabétisation dès le premier cycle primaire, développement des compétences en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), et attention particulière à la rétention des filles à l’école — de l’enseignement de base jusqu’à l’université. “Notre pays aspire à l’indépendance économique, et cela passe par une éducation qui prépare vraiment les jeunes à agir sur le réel.” 

Femme et leader : l’exigence d’équité 

Être une femme à la tête d’un ministère couvrant l’ensemble du système éducatif, c’est aussi porter une responsabilité particulière en matière d’inclusion. “Il faut répondre aux exigences d’équité, garantir la sécurité des filles dans les établissements, et élaborer des politiques qui favorisent leur maintien jusqu’à la fin du parcours.” Pour Samaria Tovela, l’autonomisation des femmes commence par l’éducation : “Investir dans les filles, c’est leur permettre de dépasser les barrières liées au genre et d’affronter le monde avec succès.” Elle promeut des bourses pour les plus défavorisés, des réseaux de mentorat, et une présence accrue des femmes dans les instances de décision. 

Un pont entre le Mozambique et l’espace francophone

Samaria Tovela connaît bien les enjeux de la coopération internationale. Elle insiste sur la nécessité d’accords favorisant la mobilité des enseignants et des étudiants, et sur l’importance de l’accès aux financements pour la formation. Dans l’espace francophone, elle voit une opportunité de renforcer l’enseignement supérieur et de construire “un système égalitaire et équitable” — un impératif, dit-elle, pour l’Afrique et pour le monde. 

L’héritage d’une bâtisseuse 

De quoi est-elle la plus fière ? “Voir mes anciens étudiants ou collègues — surtout ceux que j’ai conseillés — occuper des positions de responsabilité. Savoir que l’on a contribué positivement à la vie des autres, c’est extrêmement gratifiant.” Une fierté discrète, mais profonde, qui dit l’essentiel : transmettre pour que d’autres, à leur tour, construisent. 

“Luttons pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui.” 

Cette phrase, qui résume sa vision, est aussi un appel. Aux jeunes filles qui doutent encore, elle adresse un message simple et puissant : “Considérez l’éducation comme une voie de libération, de transformation et de vie.” Une invitation à croire en ses capacités, à agir avec transparence, et à investir chaque jour dans son propre développement. 

Il est essentiel de croire en ses capacités, d’agir avec transparence et d’investir chaque jour dans son développement personnel.

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