Dans le cadre de « Mars – Mois du leadership féminin & de la francophonie », la rédaction met en lumière chaque semaine un parcours inspirant. Elles dirigent, innovent et transmettent. Aujourd’hui, rencontre avec Dr Mané SECK, chercheuse sénégalaise dont la voix porte la science africaine au sommet.
Du Sénégal à Montréal, il n’y a qu’une scène. Celle où Mané SECK, docteure en physique, a conquis le monde en 180 secondes. Lauréate internationale de “Ma thèse en 180s“, elle incarne une génération de chercheuses qui bouscule les codes. Retour sur le parcours d’une femme de science qui transforme l’excellence en vocation.
Elle est de ces personnes dont on dit qu’elles portent la lumière sans jamais en être aveuglées. Mané SECK, enseignante-chercheuse à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, a ce port de tête tranquille de celles qui savent d’où elles viennent et où elles vont. Formée de la première année de DEUG au doctorat dans la même université publique sénégalaise, elle aurait pu incarner la réussite locale silencieuse. Mais c’était sans compter sur une voix, la sienne, et sur un talent rare pour raconter la science.
En 2022, sur la scène de la finale internationale du concours « Ma thèse en 180 secondes » à Montréal, elle ne défend pas seulement ses travaux sur les matériaux et dispositifs électroniques. Elle porte « les couleurs de son pays et, plus largement, de l’Afrique ». Lorsque son nom est annoncé pour le premier prix du jury, c’est un séisme doux. « Un mélange de joie, d’humilité et de reconnaissance », confie-t-elle. Ce jour-là, Mané SECK ne gagne pas seulement un concours : elle prouve que l’excellence scientifique peut naître au Sénégal et rayonner sur le monde.